Les stimulations audio-visuelles réduisent le stress et l’anxiété

Pour beaucoup de patients, l’idée seule d’un traitement médical suffit à générer de l’anxiété et du stress. Cette perte de control amène les patients à se focaliser sur leur environnement et à sur-réagir émotionnellement aux impressions sensorielles, comme par exemple le bip des appareils. Cela entraîne une libération accrue de cortisol, et par conséquent une accélération de la tension artérielle, du rythme cardiaque et respiratoire. C’est un cercle vicieux qui devient difficile à gérer sans de l’aide psychologique ou la prise calmants supplémentaires.

Souvent, nous ignorons les effets négatifs et les coûts sous-jacents associés pour les patients ainsi que pour le personnel médical:

  • Plus d’anesthésie générale
  • Plus de complications
  • Des durées de traitement plus longues
  • Des dépenses supplémentaires de personnel
  • Une diminution du seuil de tolérance de la douleur
  • Plus de médicaments

HappyMed offre une solution simple et économique qui grâce à la distraction audio-visuelle,  accroît non seulement le bien-être des patients, mais permet également de faire des économies en matière de soin.

Plus de 80% des impressions sensorielles humaines sont perçues par les oreilles et les yeux. C’est ce qui fait du découplage audio-visuel une méthode de réduction du stress et de l’anxiété très efficace. HappyMed offre un répit aux patients en situation de stress psychologique intense et les aide à se focaliser sur des pensées positives. Cette solution offre aux équipes médicales une alternative à l’utilisation accrue de calmants et permet comme démontré par de nombreuses études de convertir dans de nombreux cas une anesthésie générale par une anesthésie locale.

Ces nombreuses études ont déjà pu établir un lien entre la distraction audio-visuelle positive et la diminution du stress, de l’anxiété et de la perception douloureuse.

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Les études sur l’anxiété

Les calmants

L’anxiété préopératoire accroit le besoin de prise de calmants.
50% des enfants sont anxieux à l’idée d’une opération chirurgicale.  Une forte anxiété préopératoire peut entrainer des difficultés dans l’administration de lanesthésie et accroître le besoin de calmants (Lee et al.,2012).

La Douleur

Un niveau élevé d’anxiété est accompagné d’une augmentation de la perception douloureuse et accroît la consommation d’antalgiques.
Les enfants qui manifestent des niveaux élevés d’anxiété avant l’administration de l’anesthésie ont plus de douleurs durant la phase de réveil. Une étude sur 241 enfants ayant subi une opération d’amygdalectomie ou d’adénoïdectomie a démontré que les enfants anxieux consommaient plus de codéine et d’acétaminophène que les enfants qui l’étaient moins (Kain, Mayes, Caldwell-Andrews, Karas, & McClain, 2006). De même, chez les adultes, l’anxiété préopératoire s’accompagne souvent d’un processus de rétablissement hyper algique (Kain, Sevarino, Alexander, Pincus, & Mayes, 2000).

Rétablissement

L’anxiété est un facteur de risque de complications médicales et de durée d’hospitalisation allongée.
L’anxiété préopératoire amène souvent les patients à choisir l’utilisation de sédatifs plutôt qu’à opter pour une anesthésie locale. Dans ce cas, les complications sérieuses sont plus fréquentes qu’avec une anesthésie locale (Memtsoudis et al., 2013).

Un niveau plus élevé d’anxiété et de douleur peut retarder le processus de rétablissement postopératoire (Kain, Mayes, Caldwell-Andrews, Karas, & McClain, 2006). Les études montrent que les patients anxieux restent plus longtemps à l’hôpital et engendrent des coûts de suivi plus importants (Kain, 1999; Ruz et al., 2011).

L’anxiété préopératoire est un facteur risque pour l’émergence du délire postopératoire (confusion).

(Dahamani, 2014). Les enfants anxieux sont huit fois plus propices à développer des états de délires postopératoires que les enfants détendus. Cela peut entraîner un allongement du séjour hospitalier, des conséquences sur le long terme et des coûts de soins médicaux supplémentaires  (Kain, Mayes, Caldwell-Andrews, Karas, & McClain, 2006).

Etudes sur la distraction audio-visuelle

L’Anxiété

La distraction audio-visuelle est une méthode globale de réduction de l’anxiété, peu onéreuse et facile à administrer.

Sur les enfants, il a été montré que le visionnage de dessins animés est très efficace pour réduire l’anxiété préopératoire (Lee et al., 2012). La distraction audio-visuelle est plus efficace pour réduire l’anxiété préopératoire que l’utilisation de jouets (Lee et al., 2012) ou de méthodes de distractions plus traditionnelles (Mifflin et al.,2012). Les enfants auxquels l’on administre des distractions vidéo sont considérablement moins anxieux lors de l’induction et montrent une diminution significative de l’anxiété pendant la phase d’attente pré-induction que les enfants qui sont seulement distraits par les infirmières (Mifflin et al.,2012). Chez le dentiste, la distraction au moyen des lunettes-vidéo entraîne une diminution de l’anxiété et évite l’augmentation du rythme cardiaque des enfants (Lee et al., 2012).

La Douleur

Les distractions audio-visuelles utilisées pendant les procédures médicales soulagent la douleur chez les enfants et les adultes.
Pendant la lithotritie, la distraction par la vidéo ou la musique réduit la perception de la douleur ressentie et diminue le besoin  de prise d’analgésiques (Marsdin, 2012). Les lunettes audio-visuelles réduisent avec succès la perception de la douleur associée à l’injection de l’anesthésie locale pour les traitements dentaires (El-Sharkawi, El-Housseiny, & Aly, 2012).

La distraction audio-visuelle est un outil efficace pour gérer les douleurs aiguës. Pendant les procédures de ponction douloureuses, la distraction audio-visuelle diminue considérablement l’intensité de la douleur perçue chez les enfants hospitalisés (Oliveira, Santos, & Linhares, 2017). Les prises en charge audio-visuelles sont aussi efficaces que les prises en charges psychologiques pour la gestion de la douleur chez les enfants (Wang, Sun, & Chen, 2008).

Les Calmants

Les doses de calmants peuvent être réduites au moyen de distractions audio-visuelles.

En utilisant la distraction audio-visuelle pour les patients subissant une colonoscopie programmée, les besoins de propofol peuvent être réduits de manière très significative (Lee et al., 2004).

La distraction audio-visuelle est une alternative efficace au midazolam.

Une étude comparative a prouvé que la distraction audio-visuelle, au moyen de lunettes-vidéo, réduit l’anxiété préopératoire aussi bien que le midazolam (Kerimoglou, 2013). Au moment de l’induction de l’anesthésie, il n’y a pas de différence entre le niveau d’anxiété des enfants qui reçoivent de la distraction audio-visuelle et ceux qui se voient administrer un calmant standard (Marechal et al., 2017).

Rétablissement

Les patients qui reçoivent une distraction audio-visuelle récupèrent plus tôt et mieux que les patients recevant une sédation standard. Les patients qui reçoivent une distraction audio-visuelle peuvent sortir de salle de réveil significativement plus tôt que ceux qui  reçoivent des calmants préopératoires. Cela est dû à une réduction de la fréquence des délires chez les patients traités par distraction audio-visuelle dans l’environnement préopératoire (Seiden et al., 2014).

La distraction audio-visuelle permet de diminuer le risque de complication et les coûts de suivi associés liés à l’anesthésie générale. Plus de patients choisissent un protocole d’anesthésie locale plutôt qu’une anesthésie générale si un dispositif de distraction leur est proposé (Willis, 2010). Les lunettes-vidéo ont déjà été utilisées pour des opérations longues sous anesthésie péridurale et ont été décrites comme un outil utile. En utilisant un dispositif de distraction audio-visuelle, les risques, les complications et les coûts de suivi associés à une anesthésie générale pourraient donc être évités et/ou réduits (Athanassoglou, 2015).